Détails du sujet
Influence de la gestion des latrines sur la survenue des infections urinaires et leurs modalités de prise en charge chez les étudiantes de l’ULPGL/Goma du 31 Octobre 2026 au 31Mars 2027
Résumé
Auteur : KAHINDO TUVERE
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-14 11:25:16
Mots clés
latrines,hygiène, assainissement,infections urinaires,
Intérêt
INTÉRÊT DE L'ÉTUDE
1. Intérêt scientifique
Cette étude permettra d'apporter des données prospectives sur une relation encore insuffisamment documentée entre les conditions de gestion des latrines universitaires et la survenue des infections urinaires chez les jeunes femmes.
2. Intérêt sanitaire
Les résultats pourront contribuer à identifier les conditions sanitaires susceptibles d'être améliorées afin de renforcer la prévention des infections urinaires.
3. Intérêt institutionnel
L'étude pourra fournir à l'ULPGL des informations objectives sur l'état des latrines et permettre d'orienter les mesures d'entretien, de nettoyage, d'approvisionnement en eau et de gestion des déchets.
4. Intérêt pour les étudiantes
L'étude pourra contribuer à renforcer les connaissances sur les infections urinaires, leurs signes d'alerte, leur prévention et la nécessité d'une prise en charge appropriée.
Problématique
I.PROBLÉMATIQUE
L’infection urinaire est définie comme une colonisation d’un agent infectieux dans les voies urinaires et non l’urine, on estimer la présence d’une infection urinaire, quand l’urine qu’est normalement stérile contient plus de 105 UFC/ml de germes, accompagnées par des symptômes qui sont variables, mais le plus connu, le besoin trop fréquent d’uriner, l’impériosité de ce besoin, des douleurs dans la vessie, douleurs lombaires ; sensation des brulures en urinant, fièvre de plus de 38°C [1].
Elles représentent la deuxième cause des infections après les infections respiratoires, qui peuvent coloniser toutes les régions de l’appareil urinaire (reins, uretères ; urètre, vessie) mais principalement la vessie (cystite) et l’urètre (urétrite) [2].
Elles sont les infections bactériennes les plus fréquentes chez le sexe féminin, dont 50% des femmes souffriront au moins d’un épisode au cours de leur vie, un tiers des femmes souffrants des IU récidivantes, par contre, le sexe masculin représente seulement 20% des cas (Pauline, 2018). [3].
Dans le monde, les infections urinaires représentent l'une des infections bactériennes les plus fréquemment rencontrées chez l'être humain et touchent particulièrement les femmes. Chez les jeunes femmes, leur survenue est influencée par plusieurs facteurs individuels et comportementaux. [4].
L'Organisation mondiale de la Santé souligne que l'accès à un assainissement sûr et correctement géré constitue un élément important de la protection de la santé. Les conditions d'assainissement concernent notamment la disponibilité et l'accessibilité des installations, leur entretien et la gestion des risques sanitaires associés [4].
Une étude réalisée en Inde auprès de 616 femmes vivant dans des quartiers à faibles revenus a examiné directement la relation entre l'accès aux installations sanitaires et le risque d'infection urinaire. Les auteurs ont rapporté une association entre l'absence d'accès à une salle de bain et le risque d'infection urinaire. L'étude a également montré que certaines femmes limitaient leur consommation de liquides afin de réduire leurs déplacements vers les toilettes [5].
Aux États-Unis, plusieurs études menées chez les jeunes femmes, notamment les étudiantes universitaires, montrent que les infections urinaires sont associées à plusieurs facteurs comportementaux. Vincent et al., dans une étude prospective, ont identifié l’activité sexuelle récente comme un facteur important de première infection urinaire, avec la fréquence des rapports et le nombre de partenaires récents parmi les principaux facteurs associés [3]. De leur côté, Foxman et Chi ont montré, dans une étude cas-témoins réalisée chez 1 641 étudiantes, une association entre les infections urinaires, la fréquence des rapports sexuels, l’utilisation du diaphragme et certaines habitudes mictionnelles [2]
Aux Pays-Bas, une étude prospective menée chez 100 jeunes femmes présentant des infections urinaires récidivantes a montré que l'évaluation clinique, l'analyse d'urine et la culture urinaire occupaient une place importante dans l'approche diagnostique. Les auteurs ont également insisté sur l'importance des aspects comportementaux dans l'évaluation des infections urinaires récidivantes [6].
En Éthiopie, une étude menée à Mekelle University auprès de 341 étudiants a retrouvé une prévalence de bactériurie significative de 21,1 %. Escherichia coli constituait le principal microorganisme isolé. L'étude a également mis en évidence une résistance importante aux antibiotiques parmi les bactéries isolées [7].
Une autre étude réalisée à Haramaya University, en Éthiopie, chez des étudiants présentant des symptômes d'infection urinaire a retrouvé une prévalence globale d'infection urinaire bactérienne de 18,1 %. Chez les étudiantes, cette prévalence était de 23,6 %. Les auteurs ont également identifié plusieurs facteurs associés et ont rapporté un taux important de multirésistance aux antibiotiques [8].
Au Nigeria, plusieurs recherches ont également étudié les infections urinaires chez les étudiantes. Ces études ont rapporté des prévalences variables et ont mis en évidence l'importance de l'identification microbiologique des agents responsables ainsi que de leur sensibilité aux antibiotiques [9].
Au Rwanda une étude était réalisée sur 240 adolescentes âgées de 18 à 24 ans pendant six mois dans 4 écoles secondaires. Les participantes étaient réparties en deux cohortes et ont bénéficié d'un suivi avec évaluation des symptômes et cultures urinaires tous les deux mois. L'étude n'a pas trouvé de différence significative dans les taux d'infection urinaire entre les groupes concernant l'utilisation de serviettes menstruelles, mais elle montre l'intérêt d'une approche prospective avec confirmation biologique des infections [10].
En RDC, les données sur les infections urinaires chez les étudiantes demeurent insuffisantes. Cette situation est particulièrement préoccupante dans les établissements universitaires où les étudiantes utilisent quotidiennement des installations sanitaires collectives. [11].
Une étude récente menée à Bukavu auprès de 1 048 adolescentes et jeunes femmes fréquentant des établissements secondaires et universitaires a retrouvé une prévalence de 12 % de symptômes d'infections uro-génitales. Plusieurs facteurs étaient associés à ces symptômes, notamment certaines pratiques d'hygiène, l'utilisation de différentes sources d'eau pour la toilette, l'utilisation de récipients de bain collectifs, le port de vêtements serrés et l'automédication antibiotique [11]. La ville de Goma, connaît des défis importants en matière d'accès à l'eau, d'assainissement et de gestion des infrastructures collectives.[11]. Plan provisoire
CHAPIII. LA METHODOLOGIE (suite)
III.7 Méthodes ; techniques et les outils de collecte de données
III.6.1 Recrutement ; sélection et formation des enquêteurs
III.6.2 Prétexte des outils
III.6.3 Déroulement de l'enquête
III.8 Saisie : traitement et analyse des données
III.9 Control de la qualité des données
III.10 Diffusion ou dissémination des résultats
III.11 Considération éthique
III. 12 Limite et difficultés rencontrés
CHAPIV : PRESENTATION DES RESULTATS
CHAPV : DISCUSSION DES RESULTATS
CONCLUSION ET SUGESTIONS
BIBLIOGRAPHIE
Hypothèses
Hypothèse générale
Les étudiantes exposées à des conditions défavorables de gestion et d'utilisation des latrines présenteraient un risque plus élevé de développer une infection urinaire que celles exposées à de meilleures conditions sanitaires du 31Octobre 2026 au 31 Mars 2027.
Hypothèses spécifiques
Pour répondre anticipativement à nos questions, les hypothèses spécifiques suivant en date du 31Octobre 2026 au 31 Mars 2027, ont été émises :
1.Une fréquence insuffisante de nettoyage des latrines serait associée à une incidence plus élevée des infections urinaires.
2.L'absence de savon ou de dispositif de lavage des mains serait associée à des pratiques d'hygiène moins favorables.
3.Les étudiantes ayant des antécédents d'infection urinaire présenterait un risque plus élevé de nouvel épisode.
4.Certains comportements individuels, notamment certaines habitudes mictionnelles, l'hydratation et l'activité sexuelle, serait à la base de survenue d'une nouvelle infection urinaire.
5.Une proportion importante des étudiantes présentant une infection urinaire pourrait recourir à l'automédication avant la consultation d'un professionnel de santé.
6.Le non-respect du traitement antibiotique serait associé à une persistance ou à une récidive des infections urinaires Méthodes
METHODOLOGIE
1. MILIEU D’ÉTUDE
L'étude sera réalisée à l'Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL), dans la ville de Goma, en République démocratique du Congo.
2. TYPE D’ETUDE
Cette étude sera prospective et se portera sur Influence de la gestion des latrines sur la survenue des infections urinaires et leurs modalités de prise en charge chez les étudiantes de l’ULPGL/Goma du 31 Octobre 2026
3. POPULATION D'ÉTUDE
La population d'étude sera constituée de l'ensemble des étudiantes inscrites à l'ULPGL/Goma et répondant aux critères d'inclusion.
4. CRITÈRES D'INCLUSION
L’étudiantes :
Inscrites à l'ULPGL/Goma
Utilisant régulièrement les installations sanitaires de l'université
Présentes pendant la période de collecte des données
Acceptant librement de participer à l'étude
Capables de répondre au questionnaire
Les étudiantes utilisant les installations sanitaires de l’université.
5. CRITÈRES D'EXCLUSION
Seront exclues :
Les étudiantes refusant de participer ;
Celles qui ne seront pas en mesure de fournir les informations nécessaires.
Celles absentes pendant la période de collecte initiale
Celles présentant une infection urinaire active au moment de l'étude ;
6. DURÉE DE L'ÉTUDE
La durée de suivi proposée sera de six mois.
7. ÉCHANTILLONNAGE
Un échantillonnage probabiliste sera privilégié.
Selon l'effectif total des étudiantes, un échantillonnage aléatoire simple ou stratifié par faculté/niveau d'étude pourra être utilisé.
8. VARIABLE DÉPENDANTE
La variable dépendante principale sera : La survenue d'une nouvelle infection urinaire pendant la période d’étude.
9. VARIABLES INDÉPENDANT
9.1 . Variables environnementales
Etat des latrines
Fréquence de nettoyage
Disponibilité de l'eau
Disponibilité du savon
Disponibilité d'une poubelle
Gestion des déchets
Nombre de latrines
Accessibilité
Eclairage
Etat des portes
Odeur
Etat du sol
9.2. Variables sociodémographiques
Age
Faculté
Année d'étude
Niveau d’étude
9.3. Variables comportementales
Fréquence de consommation d'eau
Rétention volontaire des urines
Fréquence des mictions
Evitement des latrines
Habitudes d'hygiène
Lavage des mains
Hygiène intime
Pratiques pendant les menstruations.
9.4. Variables médicales
Antécédents d'infection urinaire
Antécédents médicaux
Symptômes urinaires
Grossesse éventuelle
Prise récente d'antibiotiques
Antécédents de récidive.
Bibliographie
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1.Nicolle LE, Gupta K, Bradley SF, Colgan R, DeMuri GP, Drekonja D, et al. Clinical practice guideline for the management of asymptomatic bacteriuria: 2019 update by the Infectious Diseases Society of America. Clin Infect Dis. 2019;68(10):e83-e110. doi:10.1093/cid/ciy1121
2.Schmiemann, G; Kniehl, E; Gehardt, K; Matejczyk, M.M et Hummers –Pradier, E (2010). The diagnosis of urinary tract infection: a systematic review. Dtsch.Arztelatt, Int, p361- 366..
3.Vincent CR, Thomas TL, Reyes L, White CL, Canales BK, Brown MB. Symptoms and risk factors associated with first urinary tract infection in college age women: a prospective cohort study. J Urol. 2013;189(3):904-910. doi:10.1016/j.juro.2012.09.087.
4.World Health Organization. Guidelines on sanitation and health. Geneva: World Health Organization; 2018.
5.Kawade R, Radkar A, Thadathil A, Thakur D. Access to sanitation and risk of developing urinary tract infections among women from low socio-economic settings. Int J Community Med Public Health. 2019;6(7):2939-2943. doi:10.18203/2394-6040.ijcmph20192829.
6.van Haarst EP, van Andel G, Heldeweg EA, Schlatmann TJ, van der Horst HJ. Evaluation of the diagnostic workup in young women referred for recurrent lower urinary tract infections. Urology. 2001;57(6):1068-1072. doi:10.1016/S0090-4295(01)00971-2.
7.University, northern Ethiopia. BMC Infect Dis. 2019;19:1011.
7Fetene G, Marami D, Ayele F, Abate D. Bacterial profiles, antibiotic susceptibility patterns, and associated factors of symptomatic urinary tract infections among symptomatic university students at Haramaya University, Eastern Ethiopia: cross-sectional study. Medicine (Baltimore). 2024;103(27):e38726. doi:10.1097/MD.0000000000038726.
8.Reda BK, Molla G, Gedefie A, Gebretsadik D, Tilahun M, Belete MA, et al. Antibiogram of uropathogens and associated risk factors among asymptomatic female college students in Dessie town, Northeast Ethiopia. PLoS One. 2023;18(11):e0276033. doi:10.1371/journal.pone.0276033.
9.Janoowalla H, Keppler H, Asanti D, Xie X, Negassa A, Benfield N, et al. The impact of menstrual hygiene management on adolescent health: the effect of Go! pads on rate of urinary tract infection in adolescent females in Kibogora, Rwanda. Int J Gynaecol Obstet. 2020;148(1):87-95. doi:10.1002/ijgo.12983.
10.Maroyi R, Espoir CM, Chrispin UM, Gloire MN, Rolande MM, Ganywamulume B, et al. Determinants of urogenital tract infection symptoms among adolescent girls and young women in secondary schools and universities in Bukavu, Democratic Republic of Congo: a cross-sectional study. BMC Womens Health. 2025;25:496. doi:10.1186/s12905-025-04057-8.
11.Jelly P, Verma R, Kumawat R, Choudhary S, Chadha L, Sharma R. Occurrence of urinary tract infection and preventive strategies practiced by female students at a tertiary care teaching institution. J Educ Health Promot. 2022;11:122. doi:10.4103/jehp.jehp_750_21.
Directeur & Encadreur
Directeur: NAMEGABE Prof NTABE Edmond
Status
Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
Influence de la gestion des latrines sur la survenue des infections urinaires et leurs modalités de prise en charge chez les étudiantes de l’ULPGL/Goma du 31 Octobre 2026 au 31Mars 2027
Résumé
Auteur : KAHINDO TUVERE
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-14 11:25:16
Mots clés
latrines,hygiène, assainissement,infections urinaires,Intérêt
INTÉRÊT DE L'ÉTUDE1. Intérêt scientifique
Cette étude permettra d'apporter des données prospectives sur une relation encore insuffisamment documentée entre les conditions de gestion des latrines universitaires et la survenue des infections urinaires chez les jeunes femmes.
2. Intérêt sanitaire
Les résultats pourront contribuer à identifier les conditions sanitaires susceptibles d'être améliorées afin de renforcer la prévention des infections urinaires.
3. Intérêt institutionnel
L'étude pourra fournir à l'ULPGL des informations objectives sur l'état des latrines et permettre d'orienter les mesures d'entretien, de nettoyage, d'approvisionnement en eau et de gestion des déchets.
4. Intérêt pour les étudiantes
L'étude pourra contribuer à renforcer les connaissances sur les infections urinaires, leurs signes d'alerte, leur prévention et la nécessité d'une prise en charge appropriée.
Problématique
I.PROBLÉMATIQUE
L’infection urinaire est définie comme une colonisation d’un agent infectieux dans les voies urinaires et non l’urine, on estimer la présence d’une infection urinaire, quand l’urine qu’est normalement stérile contient plus de 105 UFC/ml de germes, accompagnées par des symptômes qui sont variables, mais le plus connu, le besoin trop fréquent d’uriner, l’impériosité de ce besoin, des douleurs dans la vessie, douleurs lombaires ; sensation des brulures en urinant, fièvre de plus de 38°C [1].
Elles représentent la deuxième cause des infections après les infections respiratoires, qui peuvent coloniser toutes les régions de l’appareil urinaire (reins, uretères ; urètre, vessie) mais principalement la vessie (cystite) et l’urètre (urétrite) [2].
Elles sont les infections bactériennes les plus fréquentes chez le sexe féminin, dont 50% des femmes souffriront au moins d’un épisode au cours de leur vie, un tiers des femmes souffrants des IU récidivantes, par contre, le sexe masculin représente seulement 20% des cas (Pauline, 2018). [3].
Dans le monde, les infections urinaires représentent l'une des infections bactériennes les plus fréquemment rencontrées chez l'être humain et touchent particulièrement les femmes. Chez les jeunes femmes, leur survenue est influencée par plusieurs facteurs individuels et comportementaux. [4].
L'Organisation mondiale de la Santé souligne que l'accès à un assainissement sûr et correctement géré constitue un élément important de la protection de la santé. Les conditions d'assainissement concernent notamment la disponibilité et l'accessibilité des installations, leur entretien et la gestion des risques sanitaires associés [4].
Une étude réalisée en Inde auprès de 616 femmes vivant dans des quartiers à faibles revenus a examiné directement la relation entre l'accès aux installations sanitaires et le risque d'infection urinaire. Les auteurs ont rapporté une association entre l'absence d'accès à une salle de bain et le risque d'infection urinaire. L'étude a également montré que certaines femmes limitaient leur consommation de liquides afin de réduire leurs déplacements vers les toilettes [5].
Aux États-Unis, plusieurs études menées chez les jeunes femmes, notamment les étudiantes universitaires, montrent que les infections urinaires sont associées à plusieurs facteurs comportementaux. Vincent et al., dans une étude prospective, ont identifié l’activité sexuelle récente comme un facteur important de première infection urinaire, avec la fréquence des rapports et le nombre de partenaires récents parmi les principaux facteurs associés [3]. De leur côté, Foxman et Chi ont montré, dans une étude cas-témoins réalisée chez 1 641 étudiantes, une association entre les infections urinaires, la fréquence des rapports sexuels, l’utilisation du diaphragme et certaines habitudes mictionnelles [2]
Aux Pays-Bas, une étude prospective menée chez 100 jeunes femmes présentant des infections urinaires récidivantes a montré que l'évaluation clinique, l'analyse d'urine et la culture urinaire occupaient une place importante dans l'approche diagnostique. Les auteurs ont également insisté sur l'importance des aspects comportementaux dans l'évaluation des infections urinaires récidivantes [6].
En Éthiopie, une étude menée à Mekelle University auprès de 341 étudiants a retrouvé une prévalence de bactériurie significative de 21,1 %. Escherichia coli constituait le principal microorganisme isolé. L'étude a également mis en évidence une résistance importante aux antibiotiques parmi les bactéries isolées [7].
Une autre étude réalisée à Haramaya University, en Éthiopie, chez des étudiants présentant des symptômes d'infection urinaire a retrouvé une prévalence globale d'infection urinaire bactérienne de 18,1 %. Chez les étudiantes, cette prévalence était de 23,6 %. Les auteurs ont également identifié plusieurs facteurs associés et ont rapporté un taux important de multirésistance aux antibiotiques [8].
Au Nigeria, plusieurs recherches ont également étudié les infections urinaires chez les étudiantes. Ces études ont rapporté des prévalences variables et ont mis en évidence l'importance de l'identification microbiologique des agents responsables ainsi que de leur sensibilité aux antibiotiques [9].
Au Rwanda une étude était réalisée sur 240 adolescentes âgées de 18 à 24 ans pendant six mois dans 4 écoles secondaires. Les participantes étaient réparties en deux cohortes et ont bénéficié d'un suivi avec évaluation des symptômes et cultures urinaires tous les deux mois. L'étude n'a pas trouvé de différence significative dans les taux d'infection urinaire entre les groupes concernant l'utilisation de serviettes menstruelles, mais elle montre l'intérêt d'une approche prospective avec confirmation biologique des infections [10].
En RDC, les données sur les infections urinaires chez les étudiantes demeurent insuffisantes. Cette situation est particulièrement préoccupante dans les établissements universitaires où les étudiantes utilisent quotidiennement des installations sanitaires collectives. [11].
Une étude récente menée à Bukavu auprès de 1 048 adolescentes et jeunes femmes fréquentant des établissements secondaires et universitaires a retrouvé une prévalence de 12 % de symptômes d'infections uro-génitales. Plusieurs facteurs étaient associés à ces symptômes, notamment certaines pratiques d'hygiène, l'utilisation de différentes sources d'eau pour la toilette, l'utilisation de récipients de bain collectifs, le port de vêtements serrés et l'automédication antibiotique [11]. La ville de Goma, connaît des défis importants en matière d'accès à l'eau, d'assainissement et de gestion des infrastructures collectives.[11].
Plan provisoire
CHAPIII. LA METHODOLOGIE (suite)
III.7 Méthodes ; techniques et les outils de collecte de données
III.6.1 Recrutement ; sélection et formation des enquêteurs
III.6.2 Prétexte des outils
III.6.3 Déroulement de l'enquête
III.8 Saisie : traitement et analyse des données
III.9 Control de la qualité des données
III.10 Diffusion ou dissémination des résultats
III.11 Considération éthique
III. 12 Limite et difficultés rencontrés
CHAPIV : PRESENTATION DES RESULTATS
CHAPV : DISCUSSION DES RESULTATS
CONCLUSION ET SUGESTIONS
BIBLIOGRAPHIE
Hypothèses
Hypothèse généraleLes étudiantes exposées à des conditions défavorables de gestion et d'utilisation des latrines présenteraient un risque plus élevé de développer une infection urinaire que celles exposées à de meilleures conditions sanitaires du 31Octobre 2026 au 31 Mars 2027.
Hypothèses spécifiques
Pour répondre anticipativement à nos questions, les hypothèses spécifiques suivant en date du 31Octobre 2026 au 31 Mars 2027, ont été émises :
1.Une fréquence insuffisante de nettoyage des latrines serait associée à une incidence plus élevée des infections urinaires.
2.L'absence de savon ou de dispositif de lavage des mains serait associée à des pratiques d'hygiène moins favorables.
3.Les étudiantes ayant des antécédents d'infection urinaire présenterait un risque plus élevé de nouvel épisode.
4.Certains comportements individuels, notamment certaines habitudes mictionnelles, l'hydratation et l'activité sexuelle, serait à la base de survenue d'une nouvelle infection urinaire.
5.Une proportion importante des étudiantes présentant une infection urinaire pourrait recourir à l'automédication avant la consultation d'un professionnel de santé.
6.Le non-respect du traitement antibiotique serait associé à une persistance ou à une récidive des infections urinaires
Méthodes
METHODOLOGIE1. MILIEU D’ÉTUDE
L'étude sera réalisée à l'Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL), dans la ville de Goma, en République démocratique du Congo.
2. TYPE D’ETUDE
Cette étude sera prospective et se portera sur Influence de la gestion des latrines sur la survenue des infections urinaires et leurs modalités de prise en charge chez les étudiantes de l’ULPGL/Goma du 31 Octobre 2026
3. POPULATION D'ÉTUDE
La population d'étude sera constituée de l'ensemble des étudiantes inscrites à l'ULPGL/Goma et répondant aux critères d'inclusion.
4. CRITÈRES D'INCLUSION
L’étudiantes :
Inscrites à l'ULPGL/Goma
Utilisant régulièrement les installations sanitaires de l'université
Présentes pendant la période de collecte des données
Acceptant librement de participer à l'étude
Capables de répondre au questionnaire
Les étudiantes utilisant les installations sanitaires de l’université.
5. CRITÈRES D'EXCLUSION
Seront exclues :
Les étudiantes refusant de participer ;
Celles qui ne seront pas en mesure de fournir les informations nécessaires.
Celles absentes pendant la période de collecte initiale
Celles présentant une infection urinaire active au moment de l'étude ;
6. DURÉE DE L'ÉTUDE
La durée de suivi proposée sera de six mois.
7. ÉCHANTILLONNAGE
Un échantillonnage probabiliste sera privilégié.
Selon l'effectif total des étudiantes, un échantillonnage aléatoire simple ou stratifié par faculté/niveau d'étude pourra être utilisé.
8. VARIABLE DÉPENDANTE
La variable dépendante principale sera : La survenue d'une nouvelle infection urinaire pendant la période d’étude.
9. VARIABLES INDÉPENDANT
9.1 . Variables environnementales
Etat des latrines
Fréquence de nettoyage
Disponibilité de l'eau
Disponibilité du savon
Disponibilité d'une poubelle
Gestion des déchets
Nombre de latrines
Accessibilité
Eclairage
Etat des portes
Odeur
Etat du sol
9.2. Variables sociodémographiques
Age
Faculté
Année d'étude
Niveau d’étude
9.3. Variables comportementales
Fréquence de consommation d'eau
Rétention volontaire des urines
Fréquence des mictions
Evitement des latrines
Habitudes d'hygiène
Lavage des mains
Hygiène intime
Pratiques pendant les menstruations.
9.4. Variables médicales
Antécédents d'infection urinaire
Antécédents médicaux
Symptômes urinaires
Grossesse éventuelle
Prise récente d'antibiotiques
Antécédents de récidive.
Bibliographie
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1.Nicolle LE, Gupta K, Bradley SF, Colgan R, DeMuri GP, Drekonja D, et al. Clinical practice guideline for the management of asymptomatic bacteriuria: 2019 update by the Infectious Diseases Society of America. Clin Infect Dis. 2019;68(10):e83-e110. doi:10.1093/cid/ciy1121
2.Schmiemann, G; Kniehl, E; Gehardt, K; Matejczyk, M.M et Hummers –Pradier, E (2010). The diagnosis of urinary tract infection: a systematic review. Dtsch.Arztelatt, Int, p361- 366..
3.Vincent CR, Thomas TL, Reyes L, White CL, Canales BK, Brown MB. Symptoms and risk factors associated with first urinary tract infection in college age women: a prospective cohort study. J Urol. 2013;189(3):904-910. doi:10.1016/j.juro.2012.09.087.
4.World Health Organization. Guidelines on sanitation and health. Geneva: World Health Organization; 2018.
5.Kawade R, Radkar A, Thadathil A, Thakur D. Access to sanitation and risk of developing urinary tract infections among women from low socio-economic settings. Int J Community Med Public Health. 2019;6(7):2939-2943. doi:10.18203/2394-6040.ijcmph20192829.
6.van Haarst EP, van Andel G, Heldeweg EA, Schlatmann TJ, van der Horst HJ. Evaluation of the diagnostic workup in young women referred for recurrent lower urinary tract infections. Urology. 2001;57(6):1068-1072. doi:10.1016/S0090-4295(01)00971-2.
7.University, northern Ethiopia. BMC Infect Dis. 2019;19:1011.
7Fetene G, Marami D, Ayele F, Abate D. Bacterial profiles, antibiotic susceptibility patterns, and associated factors of symptomatic urinary tract infections among symptomatic university students at Haramaya University, Eastern Ethiopia: cross-sectional study. Medicine (Baltimore). 2024;103(27):e38726. doi:10.1097/MD.0000000000038726.
8.Reda BK, Molla G, Gedefie A, Gebretsadik D, Tilahun M, Belete MA, et al. Antibiogram of uropathogens and associated risk factors among asymptomatic female college students in Dessie town, Northeast Ethiopia. PLoS One. 2023;18(11):e0276033. doi:10.1371/journal.pone.0276033.
9.Janoowalla H, Keppler H, Asanti D, Xie X, Negassa A, Benfield N, et al. The impact of menstrual hygiene management on adolescent health: the effect of Go! pads on rate of urinary tract infection in adolescent females in Kibogora, Rwanda. Int J Gynaecol Obstet. 2020;148(1):87-95. doi:10.1002/ijgo.12983.
10.Maroyi R, Espoir CM, Chrispin UM, Gloire MN, Rolande MM, Ganywamulume B, et al. Determinants of urogenital tract infection symptoms among adolescent girls and young women in secondary schools and universities in Bukavu, Democratic Republic of Congo: a cross-sectional study. BMC Womens Health. 2025;25:496. doi:10.1186/s12905-025-04057-8.
11.Jelly P, Verma R, Kumawat R, Choudhary S, Chadha L, Sharma R. Occurrence of urinary tract infection and preventive strategies practiced by female students at a tertiary care teaching institution. J Educ Health Promot. 2022;11:122. doi:10.4103/jehp.jehp_750_21.
Directeur & Encadreur
Directeur: NAMEGABE Prof NTABE EdmondStatus
Décision ou observation:Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
