Détails du sujet
FACTEURS ASSOCIÉS À L'ISSUE DU TRAITEMENT DES FRACTURES DE LA DIAPHYSE FÉMORALE AU CENTRE HOSPITALIER BETHESDA DU 1er JANVIER 2025 AU 1er
JANVIER 2026.
Résumé
Auteur : KASEREKA KIGHOMA
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2024-2025 , | 2026-05-29 11:14:46
Mots clés
Intérêt
1. Ce travail nous permet d’approfondir nos compétences en chirurgie orthopédique et de
maîtriser les critères d'évaluation clinique et radiologique indispensables à la réussite
des traitements traumatologiques.
2. En analysant les données recueillies jusqu’en janvier 2026, cette étude constitue un
audit interne rigoureux pour la structure hospitalière. Elle offre une évaluation critique
de l'efficacité des protocoles actuels, permettant ainsi d’ajuster les stratégies de prise
en charge pour minimiser les complications dans un environnement de soins sous
pression.
3. La fracture du fémur est une pathologie à fort impact socio-économique, car elle
entraîne une invalidité prolongée. Dans le contexte de Goma, où les blessés sont
souvent de jeunes chefs de famille, notre étude propose des pistes pour optimiser les
résultats fonctionnels et favoriser une réinsertion socioprofessionnelle rapide.
4. En fournissant des données chiffrées actualisées sur une période charnière
(2025-2026), ce travail constitue une base documentaire stratégique pour comprendre
l'évolution de la traumatologie dans la province du Nord-Kivu, marquée par des défis
sécuritaires et sanitaires persistants. »
Problématique
Une fracture osseuse correspond à la définition médicale d'un os cassé, résultant généralement de traumatismes comme des chutes ou des accidents. Ces lésions, qui peuvent être partielles ou complètes, sont souvent causées par une force soudaine, mais aussi par des mouvements répétitifs ou des conditions sous-jacentes [1]. Les fractures fémorales sont un grand classique de la traumatologie et constituent une préoccupation
majeure dans les hôpitaux. Ces fractures sont très fréquentes en raison de la recrudescence des accidents de la circulation routière; ce qui explique leur survenue chez les polytraumatisés présentant d’autres traumatismes graves qui menacent la vie du blessé [2]. Les fractures fémorale se voient à tout âge, mais sont plus particulièrement fréquentes chez les jeunes adultes actifs et peuvent compromettre leur avenir fonctionnel
par les complications qu’elles entrainent [3]. Le mécanisme de ces fractures n’est pas univoque et oscille entre une lésion à haute énergie chez l’adulte jeune et lésion à basse énergie chez les personnes âgées [4].
La fracture de la diaphyse fémorale est une rupture de la continuité osseuse située dans la zone tubulaire centrale du fémur. Anatomiquement, cette zone s'étend d'un plan horizontal situé à 5 cm sous le petit trochanter jusqu'à un plan situé à 6 cm au-dessus du tubercule de l'adducteur (limite de la métaphyse distale [5]. C’est une urgence
traumatologique, souvent liée à un traumatisme à haute énergie (accident de la voie publique, chute). Elle entraîne une impotence fonctionnelle totale et des déformations (raccourcissement, rotation externe) avec un risque élevé de choc hémorragique (perte de 1 à 1,5 litre de sang) [6].
Le diagnostic des FDF est souvent facile et repose sur les données de l’examen clinique qui doit toujours rester au premier plan. Les radiographies viennent confirmer le diagnostic et permettent ainsi d’évaluer toutes les caractéristiques [7].
Les fractures du fémur sont fréquentes, elles occupent une place importante dans les fractures en général et constituent les trois quart (3/4) des fractures des os longs. Elles surviennent à tout âge et le plus souvent dans le cadre d’un poly traumatisme [8]. L'incidence mondiale des fractures du fémur connaît une croissance soutenue, marquant une transition épidémiologique majeure au cours des trois dernières décennies. On estime désormais à environ 11,5 millions le nombre de nouveaux cas enregistrés chaque année données 2021), soit une augmentation significative de 35% par rapport à 1990. À l'échelle globale, ce fardeau sanitaire se traduit par un taux d'incidence d'environ 146,6 pour 100000 personnes [9]. La pathologie suit une distribution bimodale selon deux mécanismes distincts: d'une part, les sujets jeunes (15-49 ans) sont principalement touchés par des traumatismes à haute énergie (accidents de la voie publique, chutes de hauteur); d'autre part, les sujets âgés (75 ans et plus) connaissent la plus forte croissance de l'incidence en raison du vieillissement démographique, de l'ostéoporose et des chutes domestiques à faible énergie [10].
Aux États-Unis, l'incidence annuelle des fractures de la diaphyse fémorale (FSF) est estimée entre 9,5 et 19 pour 100 000 individus. Ces fractures présentent une distribution bimodale: elles touchent principalement les hommes jeunes (15-35 ans) suite à des traumatismes à haute énergie et les femmes âgées (plus de 60 ans) à la suite de
chutes de leur hauteur liées à l'ostéoporose [11]. Bien que les données globales pour le fémur (toutes zones confondues) montraient environ 72 000 cas annuels en Italie au début des années 2 000 avec une augmentation constante, les fractures diaphysaires représentent environ 14,4% des admissions pour fractures des membres et près de 29% de l'ensemble des fractures du fémur selon des profils de prévalence hospitalière [12].
Dans les pays en voie de développement (PVD), l’incidence moyenne des fractures du fémur est estimée entre 20 et 45/100 000 habitants selon les régions [13]. Les pays en développement (particulièrement en Afrique), les fractures de la diaphyse fémorale sont une cause majeure de morbidité en raison de l'augmentation du trafic motorisé et du manque d'infrastructures de sécurité. [14]. Une étude transversale menée dans cinq hôpitaux de référence du sud de la Tanzanie révèle une prévalence alarmante de 37,7%
de fractures de la diaphyse fémorale chez les victimes d'accidents de la route. Cette pathologie frappe de manière disproportionnée les jeunes adultes âgés de 18 à 34 ans, qui présentent un risque six fois plus élevé (aPOR 5,92) de subir ce type de traumatisme grave par rapport aux autres tranches d'âge, principalement lors d'accidents impliquant des motocyclettes et un sex ration de 3,16 pour 1 [15]. Une étude menée à l'hôpital AaBET (Addis Ababa Burn, Emergency and Trauma Hospital), le plus grand centre de
traumatologie d'Éthiopie, révèle que les fractures du fémur constituent la principale cause d'hospitalisation pour traumatismes des membres, représentant 49,5% des admissions [1]. Ce taux, particulièrement élevé par rapport aux moyennes mondiales, est majoritairement attribué aux accidents de la route et aux chutes [16].
En RDC (Kamina/Kisangani), les accidents de la voie publique (AVP) sont une urgence majeure, causant 58% des traumatismes. Les fractures du fémur, dominées par les AVP, représentent 8,9 % des lésions osseuses, touchant principalement la diaphyse (55%) sous forme spiroide. Les hommes jeunes (moyenne 40 ans), notamment les motards et piétons, sont les plus affectés [17]. Dans une étude portant sur les fractures des membres chez l’adulte à l’Hôpital Général de Référence de Panzi, les fractures des membres ont une fréquence de 3,2%, avec un âge moyen de 40±1ans pour les extrêmes de 20 à 71 ans. L’incident étant dû en 68,5% de cas par des AVP. Aux membres inférieurs, le fémur gauche était plus touché que le fémur droit soit 14,8% contre 8,3% des fractures
[18]
L'épidémiologie de la prise en charge des fractures de la diaphyse fémorale se caractérise par une transition mondiale vers le traitement chirurgical systématique chez l'adulte, tandis que le traitement orthopédique (conservateur) reste prédominant en pédiatrie et dans certains contextes à ressources limitées [19]. Bien que l'enclouage soit le "gold standard" avec des taux de consolidation atteignant environ 97%, le fixateur externe est privilégié dans des scénarios critiques [20]. Dans le cadre du "Damage Control Orthopedics" (DCO), environ 31% des patients polytraumatisés graves reçoivent une fixation externe initiale pour stabiliser les fractures de os longs avant une chirurgie définitive [21]. Le fixateur externe est la méthode de choix pour les fractures de stade III de Gustilo. Dans certaines séries de fractures ouvertes graves des membres inférieurs, jusqu'à 41,3% des cas sont traités par fixation externe [22]. Pour les patients instables, la fixation externe peut être réalisée en moins de 24 heures dans 76,7% des cas [23]. Dans les pays à ressources limitées, où l'amplificateur de brillance ou le matériel d'enclouage fait défaut, la plaque vissée (DCP) permet d'obtenir 96,3% de résultats
fonctionnels satisfaisants (excellents et bons), confirmant son efficacité comme alternative
thérapeutique [24]. Plan provisoire
1. Soumission du sujet
2. Validation du sujet de recherche.
3. Consultation des ouvrages et rédaction de l'introduction et la généralité.
4. Correction avec le directeur
5. Récupération de la lettre de recherche et obtention de différentes signatures des autorités sanitaires aux bureaux des zones de santés et aux structures sanitaires (milieux de recherche)
6. Récolte de données
7. Traitement des données
8. Discussion
9. Correction Par le directeur Hypothèses
Pour orienter notre étude vers les objectifs, nous avons formulé les hypothèses
suivantes:
1. Le profil type resterait le sujet jeune de sexe masculin dans la tranche d’âge de 20 à 40
ans
2. Les fractures de la diaphyse fémorale résultant d'un impact contre le tableau de bord
seraient moins fréquentes que celles impliquant des véhicules motorisés à deux roues.
3. La fracture ouverte influencerait négativement l'issue, non seulement par sa nature,
mais surtout à cause du délai d'admission prolongé (barricades, couvre-feux, insécurité
routière) qui transformerait des fractures initialement propres en foyers infectieux
précoces.
4. Une prise en charge tardive des fractures de la diaphyse fémorale augmenterait
significativement le risque de complications postopératoires et altèrerait le pronostic
global du patient.
5. Le fixateur externe constituerait la technique de secours privilégiée pour le traitement
des fractures de la diaphyse fémorale en cas d'indisponibilité du matériel d'enclouage
centromédullaire.
6. Le défaut de suivi médical après la chirurgie augmente significativement la fréquence
des complications mécaniques et infectieuses de la diaphyse fémorale
7. L’infection et la pseudarthrose constituent les complications postopératoires les plus
fréquemment observées dans notre série d’études Méthodes
TYPE ET DURÉE D’ÉTUDE
Notre travail est une étude rétrospective à visée analytique.
Nous allons chercher a analyser les facteurs cliniques, thérapeutiques et contextuels qui
influencent le pronostic ainsi que l'évolution des fractures de la diaphyse fémorale
d'origine non intentionnelle chez les patients pris en charge au Centre Hospitalier Bethesda dans un environnement marqué par une crise sécuritaire et une forte pression hospitalière. La durée de notre étude est de 1 ans c’est à dire elle va du 01 janvier 2025 au 01 Janvier 2026.
LA POPULATION D’ÉTUDE
La population cible est constituée de tous les patients pris en charge pour fracture de la diaphyse fémorale au Centre Hospitalier Bethesda durant la période d’étude.
LES CRITÈRES D’INCLUSIONS ET D’EXCLUSIONS
Ont été inclus dans l’étude :
- Les patients de tout âge et de tout sexe
- Ayant présenté une fracture de la diaphyse fémorale (traumatique ou pathologique)
- Pris en charge au Centre Hospitalier Bethesda durant la période d’étude
- Dont le dossier médical contient des informations exploitables
N’ont pas été inclus :
- Les dossiers médicaux incomplets ou non exploitables
- Les fractures non diaphysaires (ex : col fémoral, fractures distales non diaphysaires)
- Les patients non pris en charge dans la structure
POPULATION CIBLE
Notre population cible est constituée de tous les patients qui ont été pris en charge pour une fracture de la diaphyse fémoral au CHB pendant notre période d’étude.
ECHANTILLONNAGE
Le type d’échantillon que nous avons utilisé pour notre travail est l’échantillonnage de convenance ou échantillonnage de commodité. C’est a dire, l’échantillonnage est constitué d’unités qui sont à la disponibilité du chercheur.
METHODES, TECHNIQUES ET LES OUTILS DE COLLECTE DE
DONNÉES.
1. PARAMETRES D’ÉTUDE
Les données ont été collectées à partir des dossiers médicaux des patients et des
registres hospitaliers, à l’aide d’une fiche d’enquête préétablie (questionnaire structuré).
SAISIE, TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES
Les données ont été saisies et analysées à l’aide d’un logiciel statistique: Bibliographie
1. Cleveland Clinic. Bone Fractures (Broken Bones): Types, Symptoms & Treatment. Cleveland (OH) : Cleveland Clinic ; 15 janv 2026 [cité le 10 avr 2026].
2. AZA M, BOSOMI J, KAVUYIRO A, MUSUMBA J, MUKANDIRWA C, AZA I. Profilépidémiologique et pronostic des fractures du fémur à l’hôpital Matanda en République Démocratique du Congo. KisMed Juin 2022, Vol 12(2) : 570-577
3. Gougeon F, et al. Fracture de la diaphyse fémorale. EM consult.com
4. DOSCH J, MOSER, DUPUIS M-G. Fracture de la diaphyse fémorale. ECM 2009;31-030G-10
5. Denisiuk M, Afsari A. Femoral Shaft Fractures. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2024 Jan [cited 2024 May 22]. Available from: nih.gov
6. Fracture de la diaphyse fémorale. Manuelle MSD pour proffessionnels de la santé. Mars 2025
7. BLANC JF. Techniques chirurgicales élémentaires pour médecins isolés de la fracture et les éléments de pronostic ; 2ème édition ; 13006 Marseille 1985 : 5-6 .
8. Bakunda SK, Kisonga FM, Onemba JL, Lokombe KA. Profil épidémiologique,
clinique et radiologique des fractures du fémur aux Cliniques Universitaires de Kisangani en République Démocratique du Congo. KISMED [Internet]. 15 mars 2025 [cité le 10 avril 2026];14(2).
9. Liu X, Zhang Y, Wang Y. Global, regional, national trends of femur fracture and machine learning prediction. BMC Public Health [Internet]. 17 mai 2024 [cité le 10 2026];24(1):1324. Disponible sur : doi.org)
10. Fu S, Hu X, Dong Y, Liu J, Ma H, Wang H, et al. Global Trends in the Incidence and Primary Causes of Femoral Fractures, Excluding Femoral Neck Fractures: A Global Epidemiological Study. Risk Manag Healthc Policy [Internet]. 11 janv 2025
[cité le 10 avr 2026];18:117-31. Disponible sur : doi.org
11. Amin S, Khurram M, Khalid M, Ullah N, Atiq Ur R, Aziz J. Trends in epidemiology and treatment of femur fractures 2017-2022. Cureus [Internet]. 2024 Sep 30 [cité 14 avr 2026];16(9):e70481.
12. Longo UG, Viganò M, Candela V, Berton A, Salvatore G, Denaro V.Epidemiology and Management of Proximal Femoral Fractures in Italy between 2001 and 2016 in Older Adults: Analysis of the National Discharge Registry. Int J Environ Res Public Health. 2022 Dec 17;19(24):16985. doi: 10.3390/ijerph192416985.
13. Nungu S, Otsyeno F, Musembi M. Comparison of temoral shaft fracture incidence in urban and rural Sub-Saharan Africa. East Afr Orthop J. 2024;18(1):22-9.
14. Gosselin RA, Abidari G, Senituli M, Spiegel P. Challenges of managing femoral fractures in resource-limited settings. World J Surg. 2009;33(3):416-21.
15. Prevalence and associated factors for femoral shaft fractures among motor traffic accident victims in southern Tanzania. AFENET J. M 2025;8(11).
16. Demelash T, et al. Prevalence and associated factors of femoral shaft fractures among patients admitted with extremity fractures: experience from the largest trauma center in Ethiopia. BMC Surg. 2026;26(1)
17. Kabasele J, et al. Profil épidémiologique, clinique et radiologique des fractures de fémur aux Cliniques Universitaires de Kisangani. KIsmed. 2025 Mars; 14(2):142-148.
18. Tubura A, Kitumaini J, Murhula AC, Mbikilile M, Patrick M, Byabene G, Urban B, MD. Fractures des membres chez l’adulte : aspects , cliniques et thérapeutiques à l’Hôpital Général de Référence de Panzi. Kivu Medical Journal 2023 ; 1(2), 1-7.
19. Bouzid N. Fracture de la diaphyse fémorale : aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques. [Thèse de doctorat en médecine]. Ouargla : Université Kasdi Merbah ; 2022.
20. Bhandari M, Guyatt GH, Tornetta P 3rd, Swiontkowski MF, Hanson B, Sprague S,
et al. Current practice in the intramedullary nailing of tibial shaft fractures: an international survey. Journal of Trauma. 2002;51(6):1117-22
21. Pape HC, Giannoudis PV, Krettek C, Pappas N. Current concepts in the development of "damage control" orthopaedics: principles and practice of the 21st century. The Journal of Bone and Joint Surgery (British volume). 2005;87- B(9):1191-6
22. Monka M, Mboutol-Mandavo C, Moyikoua A. Traitement par fixateur externe des fractures ouvertes des membres : à propos de 38 cas. Revue africaine de chirurgie et spécialités. 2022;16
23. Encinas-Ullán CA, Martínez-Diez JM, Rodríguez-Merchán EC. The use of external fixation in the emergency department. EFORT Open Reviews. 2020;5(4):204-14.
24. Diallo M, Coulibaly Y, Toure A, Sangaré A, Sanogo S, Traoré L, et al. Management of femoral shaft fractures in a limited-resource setting: results and challenges. Health Sci Dis. 2023;24(4):45-50
Directeur & Encadreur
Encadreur: Dr Simplice Dr SIMPLICE
Directeur: Dr MEDARD Dr MEDARD
Status
Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
FACTEURS ASSOCIÉS À L'ISSUE DU TRAITEMENT DES FRACTURES DE LA DIAPHYSE FÉMORALE AU CENTRE HOSPITALIER BETHESDA DU 1er JANVIER 2025 AU 1er JANVIER 2026.
Résumé
Auteur : KASEREKA KIGHOMA
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2024-2025 , | 2026-05-29 11:14:46
Mots clés
Intérêt
1. Ce travail nous permet d’approfondir nos compétences en chirurgie orthopédique et demaîtriser les critères d'évaluation clinique et radiologique indispensables à la réussite
des traitements traumatologiques.
2. En analysant les données recueillies jusqu’en janvier 2026, cette étude constitue un
audit interne rigoureux pour la structure hospitalière. Elle offre une évaluation critique
de l'efficacité des protocoles actuels, permettant ainsi d’ajuster les stratégies de prise
en charge pour minimiser les complications dans un environnement de soins sous
pression.
3. La fracture du fémur est une pathologie à fort impact socio-économique, car elle
entraîne une invalidité prolongée. Dans le contexte de Goma, où les blessés sont
souvent de jeunes chefs de famille, notre étude propose des pistes pour optimiser les
résultats fonctionnels et favoriser une réinsertion socioprofessionnelle rapide.
4. En fournissant des données chiffrées actualisées sur une période charnière
(2025-2026), ce travail constitue une base documentaire stratégique pour comprendre
l'évolution de la traumatologie dans la province du Nord-Kivu, marquée par des défis
sécuritaires et sanitaires persistants. »
Problématique
Une fracture osseuse correspond à la définition médicale d'un os cassé, résultant généralement de traumatismes comme des chutes ou des accidents. Ces lésions, qui peuvent être partielles ou complètes, sont souvent causées par une force soudaine, mais aussi par des mouvements répétitifs ou des conditions sous-jacentes [1]. Les fractures fémorales sont un grand classique de la traumatologie et constituent une préoccupationmajeure dans les hôpitaux. Ces fractures sont très fréquentes en raison de la recrudescence des accidents de la circulation routière; ce qui explique leur survenue chez les polytraumatisés présentant d’autres traumatismes graves qui menacent la vie du blessé [2]. Les fractures fémorale se voient à tout âge, mais sont plus particulièrement fréquentes chez les jeunes adultes actifs et peuvent compromettre leur avenir fonctionnel
par les complications qu’elles entrainent [3]. Le mécanisme de ces fractures n’est pas univoque et oscille entre une lésion à haute énergie chez l’adulte jeune et lésion à basse énergie chez les personnes âgées [4].
La fracture de la diaphyse fémorale est une rupture de la continuité osseuse située dans la zone tubulaire centrale du fémur. Anatomiquement, cette zone s'étend d'un plan horizontal situé à 5 cm sous le petit trochanter jusqu'à un plan situé à 6 cm au-dessus du tubercule de l'adducteur (limite de la métaphyse distale [5]. C’est une urgence
traumatologique, souvent liée à un traumatisme à haute énergie (accident de la voie publique, chute). Elle entraîne une impotence fonctionnelle totale et des déformations (raccourcissement, rotation externe) avec un risque élevé de choc hémorragique (perte de 1 à 1,5 litre de sang) [6].
Le diagnostic des FDF est souvent facile et repose sur les données de l’examen clinique qui doit toujours rester au premier plan. Les radiographies viennent confirmer le diagnostic et permettent ainsi d’évaluer toutes les caractéristiques [7].
Les fractures du fémur sont fréquentes, elles occupent une place importante dans les fractures en général et constituent les trois quart (3/4) des fractures des os longs. Elles surviennent à tout âge et le plus souvent dans le cadre d’un poly traumatisme [8]. L'incidence mondiale des fractures du fémur connaît une croissance soutenue, marquant une transition épidémiologique majeure au cours des trois dernières décennies. On estime désormais à environ 11,5 millions le nombre de nouveaux cas enregistrés chaque année données 2021), soit une augmentation significative de 35% par rapport à 1990. À l'échelle globale, ce fardeau sanitaire se traduit par un taux d'incidence d'environ 146,6 pour 100000 personnes [9]. La pathologie suit une distribution bimodale selon deux mécanismes distincts: d'une part, les sujets jeunes (15-49 ans) sont principalement touchés par des traumatismes à haute énergie (accidents de la voie publique, chutes de hauteur); d'autre part, les sujets âgés (75 ans et plus) connaissent la plus forte croissance de l'incidence en raison du vieillissement démographique, de l'ostéoporose et des chutes domestiques à faible énergie [10].
Aux États-Unis, l'incidence annuelle des fractures de la diaphyse fémorale (FSF) est estimée entre 9,5 et 19 pour 100 000 individus. Ces fractures présentent une distribution bimodale: elles touchent principalement les hommes jeunes (15-35 ans) suite à des traumatismes à haute énergie et les femmes âgées (plus de 60 ans) à la suite de
chutes de leur hauteur liées à l'ostéoporose [11]. Bien que les données globales pour le fémur (toutes zones confondues) montraient environ 72 000 cas annuels en Italie au début des années 2 000 avec une augmentation constante, les fractures diaphysaires représentent environ 14,4% des admissions pour fractures des membres et près de 29% de l'ensemble des fractures du fémur selon des profils de prévalence hospitalière [12].
Dans les pays en voie de développement (PVD), l’incidence moyenne des fractures du fémur est estimée entre 20 et 45/100 000 habitants selon les régions [13]. Les pays en développement (particulièrement en Afrique), les fractures de la diaphyse fémorale sont une cause majeure de morbidité en raison de l'augmentation du trafic motorisé et du manque d'infrastructures de sécurité. [14]. Une étude transversale menée dans cinq hôpitaux de référence du sud de la Tanzanie révèle une prévalence alarmante de 37,7%
de fractures de la diaphyse fémorale chez les victimes d'accidents de la route. Cette pathologie frappe de manière disproportionnée les jeunes adultes âgés de 18 à 34 ans, qui présentent un risque six fois plus élevé (aPOR 5,92) de subir ce type de traumatisme grave par rapport aux autres tranches d'âge, principalement lors d'accidents impliquant des motocyclettes et un sex ration de 3,16 pour 1 [15]. Une étude menée à l'hôpital AaBET (Addis Ababa Burn, Emergency and Trauma Hospital), le plus grand centre de
traumatologie d'Éthiopie, révèle que les fractures du fémur constituent la principale cause d'hospitalisation pour traumatismes des membres, représentant 49,5% des admissions [1]. Ce taux, particulièrement élevé par rapport aux moyennes mondiales, est majoritairement attribué aux accidents de la route et aux chutes [16].
En RDC (Kamina/Kisangani), les accidents de la voie publique (AVP) sont une urgence majeure, causant 58% des traumatismes. Les fractures du fémur, dominées par les AVP, représentent 8,9 % des lésions osseuses, touchant principalement la diaphyse (55%) sous forme spiroide. Les hommes jeunes (moyenne 40 ans), notamment les motards et piétons, sont les plus affectés [17]. Dans une étude portant sur les fractures des membres chez l’adulte à l’Hôpital Général de Référence de Panzi, les fractures des membres ont une fréquence de 3,2%, avec un âge moyen de 40±1ans pour les extrêmes de 20 à 71 ans. L’incident étant dû en 68,5% de cas par des AVP. Aux membres inférieurs, le fémur gauche était plus touché que le fémur droit soit 14,8% contre 8,3% des fractures
[18]
L'épidémiologie de la prise en charge des fractures de la diaphyse fémorale se caractérise par une transition mondiale vers le traitement chirurgical systématique chez l'adulte, tandis que le traitement orthopédique (conservateur) reste prédominant en pédiatrie et dans certains contextes à ressources limitées [19]. Bien que l'enclouage soit le "gold standard" avec des taux de consolidation atteignant environ 97%, le fixateur externe est privilégié dans des scénarios critiques [20]. Dans le cadre du "Damage Control Orthopedics" (DCO), environ 31% des patients polytraumatisés graves reçoivent une fixation externe initiale pour stabiliser les fractures de os longs avant une chirurgie définitive [21]. Le fixateur externe est la méthode de choix pour les fractures de stade III de Gustilo. Dans certaines séries de fractures ouvertes graves des membres inférieurs, jusqu'à 41,3% des cas sont traités par fixation externe [22]. Pour les patients instables, la fixation externe peut être réalisée en moins de 24 heures dans 76,7% des cas [23]. Dans les pays à ressources limitées, où l'amplificateur de brillance ou le matériel d'enclouage fait défaut, la plaque vissée (DCP) permet d'obtenir 96,3% de résultats
fonctionnels satisfaisants (excellents et bons), confirmant son efficacité comme alternative
thérapeutique [24].
Plan provisoire
1. Soumission du sujet2. Validation du sujet de recherche.
3. Consultation des ouvrages et rédaction de l'introduction et la généralité.
4. Correction avec le directeur
5. Récupération de la lettre de recherche et obtention de différentes signatures des autorités sanitaires aux bureaux des zones de santés et aux structures sanitaires (milieux de recherche)
6. Récolte de données
7. Traitement des données
8. Discussion
9. Correction Par le directeur
Hypothèses
Pour orienter notre étude vers les objectifs, nous avons formulé les hypothèsessuivantes:
1. Le profil type resterait le sujet jeune de sexe masculin dans la tranche d’âge de 20 à 40
ans
2. Les fractures de la diaphyse fémorale résultant d'un impact contre le tableau de bord
seraient moins fréquentes que celles impliquant des véhicules motorisés à deux roues.
3. La fracture ouverte influencerait négativement l'issue, non seulement par sa nature,
mais surtout à cause du délai d'admission prolongé (barricades, couvre-feux, insécurité
routière) qui transformerait des fractures initialement propres en foyers infectieux
précoces.
4. Une prise en charge tardive des fractures de la diaphyse fémorale augmenterait
significativement le risque de complications postopératoires et altèrerait le pronostic
global du patient.
5. Le fixateur externe constituerait la technique de secours privilégiée pour le traitement
des fractures de la diaphyse fémorale en cas d'indisponibilité du matériel d'enclouage
centromédullaire.
6. Le défaut de suivi médical après la chirurgie augmente significativement la fréquence
des complications mécaniques et infectieuses de la diaphyse fémorale
7. L’infection et la pseudarthrose constituent les complications postopératoires les plus
fréquemment observées dans notre série d’études
Méthodes
TYPE ET DURÉE D’ÉTUDENotre travail est une étude rétrospective à visée analytique.
Nous allons chercher a analyser les facteurs cliniques, thérapeutiques et contextuels qui
influencent le pronostic ainsi que l'évolution des fractures de la diaphyse fémorale
d'origine non intentionnelle chez les patients pris en charge au Centre Hospitalier Bethesda dans un environnement marqué par une crise sécuritaire et une forte pression hospitalière. La durée de notre étude est de 1 ans c’est à dire elle va du 01 janvier 2025 au 01 Janvier 2026.
LA POPULATION D’ÉTUDE
La population cible est constituée de tous les patients pris en charge pour fracture de la diaphyse fémorale au Centre Hospitalier Bethesda durant la période d’étude.
LES CRITÈRES D’INCLUSIONS ET D’EXCLUSIONS
Ont été inclus dans l’étude :
- Les patients de tout âge et de tout sexe
- Ayant présenté une fracture de la diaphyse fémorale (traumatique ou pathologique)
- Pris en charge au Centre Hospitalier Bethesda durant la période d’étude
- Dont le dossier médical contient des informations exploitables
N’ont pas été inclus :
- Les dossiers médicaux incomplets ou non exploitables
- Les fractures non diaphysaires (ex : col fémoral, fractures distales non diaphysaires)
- Les patients non pris en charge dans la structure
POPULATION CIBLE
Notre population cible est constituée de tous les patients qui ont été pris en charge pour une fracture de la diaphyse fémoral au CHB pendant notre période d’étude.
ECHANTILLONNAGE
Le type d’échantillon que nous avons utilisé pour notre travail est l’échantillonnage de convenance ou échantillonnage de commodité. C’est a dire, l’échantillonnage est constitué d’unités qui sont à la disponibilité du chercheur.
METHODES, TECHNIQUES ET LES OUTILS DE COLLECTE DE
DONNÉES.
1. PARAMETRES D’ÉTUDE
Les données ont été collectées à partir des dossiers médicaux des patients et des
registres hospitaliers, à l’aide d’une fiche d’enquête préétablie (questionnaire structuré).
SAISIE, TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES
Les données ont été saisies et analysées à l’aide d’un logiciel statistique:
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Directeur & Encadreur
Encadreur: Dr Simplice Dr SIMPLICEDirecteur: Dr MEDARD Dr MEDARD
Status
Décision ou observation:Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
